1. Pourquoi ne parle t-on presque jamais des missions Apollo 2 à 6 ?
  2. Quel a été le coût du programme Apollo ?
  3. Quelle était la vitesse d'un vaisseau spatial utilisé pour les missions Apollo ?
  4. Combien de kilogrammes d'échantillons lunaires ont-ils été rapportés par les différentes missions Apollo ?
  5. Où peut-on se procurer des livres (surtout en langue française) sur les programmes spatiaux américains et en particulier sur les missions Apollo ?
  6. Où peut-on trouver des informations complémentaires sur les missions Apollo ou les programmes spatiaux en général ?
  7. Où et comment acheter des badges, affiches, articles divers en rapport avec la NASA ?
  8. Pourquoi le nom Apollo et qui l'a choisi ?
  9. Quels équipements sont nécessaires pour communiquer entre la fusée et la terre ?
  10. A quel point les communications sont-elles importantes dans une mission spatiale ?
  11. Quel est le moyen de chauffage utilisé sur un engin spatial habité, et comment fonctionne t' il ?
  12. Quelle compagnie a mis au point la première foreuse pour faire des trous sur la lune ?
  13. Quelles sont les causes de l'explosion du réservoir d'oxygène d'Apollo 13 ?
  14. Pourquoi les missions provenant de la lune atterissent-elles toujours dans l'Océan Pacifique ?
  15. Pourquoi ne voit-on pas d'étoiles sur les photos ayant été prises sur le sol lunaire ?
  16. Pourquoi y a t-il des endroits sur la Lune nommés Mont ..., Vallée..., est-ce parce qu'il y a vraiment une dénivellation du sol ou est-ce simplement en honneur a certaines personne ?
  17. Lors d'un vol orbital, un Américain a vu des choses brillantes dans l'espace. Il les a surnommées des "lucioles". De quoi s'agissait-il ?
  18. J'aimerais savoir avec le plus de précision possible la date et l'heure à laquelle Gene Kranz a lancé son fameux 'Failure is not an option'. Quel était le titre officiel du poste qu'il occupait alors ?

Q. : Pourquoi ne parle t-on presque jamais des missions Apollo 2 à 6 ?

R. : Après le tragique accident d'Apollo 1, les veuves des trois astronautes décédés ont demandé à la NASA (et obtenu) que le vol AS 204 prenne officiellement le nom d'Apollo 1, même si cette mission n'a jamais eu lieu. Par la suite, la NASA (par l'intermédiaire de l'administrateur-adjoint aux Affaires Publiques : Julian Scheer) devait prendre la décision de nommer la première mission Apollo-Saturn V "Apollo 4". Apollo 4, 5 et 6 furent des missions inhabitées. Les véritables raisons de la disparition des appellations Apollo 2 et 3 n'ont jamais été clairement éclaircies ; même la NASA ne peut plus vraiment donner une réponse cohérente à cette anomalie.

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Q. : Quel a été le coût du programme Apollo ?

R. : Le coût du programme spatial Apollo s'élève à 25 milliards de dollars sur la période 1961 à 1973. Sur la période considérée, Apollo a représenté 38 % du budget total de la NASA. Le plus important pourcentage (55 %) a été atteint en 1967. En tenant compte de l'inflation aux États-Unis depuis 1961, le programme Apollo coûterait aujourd'hui environ 120 milliards de dollars, soit 600 milliards de francs (français).

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Q. : Quelle était la vitesse d'un vaisseau spatial utilisé pour les missions Apollo ?

R. : 1. au moment de l'allumage effectué pour quitter l'orbite terrestre, le vaisseau accélérait lentement, passant de 28.000 km/h à près de 38.000 km/h,

2. l'attraction de la Terre freinait constamment le vaisseau ; sa vitesse tombait ainsi à près de 5.000 km/h jusqu'au point d'équigravité (gravité équivalente entre la Terre et la Lune) qui se situe à environ 300.000 kilomètres de notre planète (sur une distance moyenne Terre-Lune de 380.000 kms), pour accélérer à nouveau compte tenu de l'attraction lunaire,

3. au voisinage de notre satellite, le vaisseau Apollo arrivait à une vitesse de 8.000 km/h, mais bien encore trop rapide pour devenir captif de la gravité lunaire. Aussi, l'engin devait effectuer une rotation de 180° (l'arrière vers l'avant) puis, grâce à la mise à feu du propulseur auxiliaire libérant une poussée de 10 tonnes (pendant 4 minutes et demie), ralentissait juste ce qu'il fallait pour être pris dans le champ de la gravité lunaire.

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Q. : Combien de kilogrammes d'échantillons lunaires ont-ils été rapportés par les différentes missions Apollo ?

R. : Les diverses missions Apollo ont permis de rapporter plus de 380 kgs d'échantillons lunaires (382 est le chiffre exact avancé par la NASA), composés de poussières et de roches de tailles diverses. Bien entendu, chaque mission n'a pas rapporté la même quantité : la palme revient à Apollo 17 (110 kgs, ce qui normal puisque les astronautes, avec un géologie parmi eux, ont passé plus de trois jours sur la Lune). Apollo 11, quant à elle, n'a ramené qu'une "petite" dizaine de kilos, vu le court séjour lunaire de cette mission. Petit détail : plus de 300 kgs n'ont pas été analysés, à la suite de la réduction drastique du budget de la NASA dans les années 70.

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Q. : Où peut-on se procurer des livres (surtout en langue française) sur les programmes spatiaux américains et en particulier sur les missions Apollo ?

R. : Cf. mon site à la rubrique "Bibliographie".

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Q. : Où peut-on trouver des informations complémentaires sur les missions Apollo ou les programmes spatiaux en général ?

R. : En consultant notamment les différents sites faisant partie de l'Anneau francophone de la conquête spatiale (en français) ou les sites suivants :

http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/alsj/

http://nssdc.gsfc.nasa.gov/planetary/lunar/apollo.html

http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/SP-4214/contents.html

http://www.hq.nasa.gov/office/pao/History/SP-350/toc.html

http://www.ksc.nasa.gov/history/apollo/apollo.html

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Q. : Où et comment acheter des badges, affiches, articles divers en rapport avec la NASA ?

R. : Essayez le site suivant : http://www.thespaceshop.com/nasa/index.html

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Q. : Pourquoi le nom Apollo et qui l'a choisi ?

R. : cf. réponse

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Q. : Quels équipements sont nécessaires pour communiquer entre la fusée et la terre ?

R. : Equipement de radio sophistiqué, permettant une parfaite communication. Le module de commande était équipé d'une antenne orientable permettant de communiquer à tout moment et en toutes circonstances avec la terre (grâce à une antenne multi directionnelle à haut gain UHF). Le centre de contrôle disposait de plusieurs stations radio au sol (installées dans différents pays), et même d'un navire spécialement équipé permettant des relations constantes avec le vaisseau (pour empêcher les coupures essentiellement liées à la rotation de la terre).

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Q. : A quel point les communications sont-elles importantes dans une mission spatiale ?

R. : Elles servent à échanger des communications entre les astronautes et le centre de contrôle. Elles servent aussi à envoyer en permanence des informations sur les éléments vitaux du vaisseau, par télémétrie, pour permettre à la terre d'être informée en permanence sur son fonctionnement.

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Q. : Quel est le moyen de chauffage utilisé sur un engin spatial habité, et comment fonctionne t' il ?

R. : Le module de commande du vaisseau Apollo disposait de réservoirs d'oxygène et d'hydrogène connectés à trois piles à combustible équipées d'électrode catalytiques. Les deux gaz affluaient dans les piles, se mélangeaient et réagissaient sur les électrodes pour donner de l'électricité, de l'eau et de la chaleur, cette dernière servant notamment à l'équipage. Une autre technique indirecte de chauffage du module de commande consistait à laisser tourner le vaisseau sur lui-même, de façon à répartir équitablement la chaleur sur celui-ci, évitant ainsi qu'un côté du vaisseau ne soit en permanence exposé au froid du vide spatial et l'autre côté exposé en permanence à la chaleur du soleil. Dans le jargon de la NASA, ce procédé s'appelait PTC, pour Passiv Thermique Control, mais les astronautes appelaient ça communément le "mode barbecue"

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Q. : Quelle compagnie a mis au point la première foreuse pour faire des trous sur la lune ?

R. : L'entreprise retenue par la NASA pour la fabrication d'une carotteuse lunaire à batterie a été la société "Black et Decker". Cette carotteuse fut utilisée pour la première fois par l'équipage d'Apollo 15 dans le but de faire des trous d'une profondeur approximative de 2,5 mètres, ce afin d'y insérer des capteurs thermiques capables de mesurer les variations de température du sol lunaire.

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Q. : Quelles sont les causes de l'explosion du réservoir d'oxygène d'Apollo 13 ?

R. : Voir : Les causes de l'explosion.

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Q. : Pourquoi les missions provenant de la lune atterissent-elles toujours dans l'Océan Pacifique ?

R. : La NASA, dès le début des années 60, avait opté pour une retour sur l'eau, estimant qu'il était plus sûr pour l'équipage d'une capsule (quoique un atterrissage aurait également pu être possible sans trop de risques pour celle-ci). L'Océan Pacifique présente une superficie assez grande pour permettre un amerrissage sans risque car une erreur de quelques secondes ou de quelques degrés (au moment de l'interface-entrée de la capsule) pouvait se traduire par une erreur de plusieurs centaines de kilomètres par rapport au point d'amerrissage prévu (c'est aussi pourquoi les russes ont choisi d'y faire retomber les débris de leur station orbitale Mir qui cessera d'exister ce 23 mars 2001). En outre, les Etats-Unis y maintenaient en permanence une importante force navale capable entre autres de récupérer une capsule en peu de temps. Toutefois, certaines missions Gemini ont, je crois, amerri dans l'Océan Atlantique.

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Q. : Pourquoi ne voit-on pas d'étoiles sur les photos ayant été prises sur le sol lunaire ?

R. : Il s'agit d'un problème de distance et d'ouvertures focales et de sensibilité des films des appareils photographiques utilisés sur la Lune. L'absence de ces étoiles sur les photos est généralement exploitée par les détracteurs du programme Apollo qui pense que la NASA a réalisé une mise en scène sur Terre pour faire croire au Monde entier qu'ils avaient pu aller sur la Lune .

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Q. : Pourquoi y a t-il des endroits sur la Lune nommés Mont ..., Vallée..., est-ce parce qu'il y a vraiment une dénivellation du sol ou est-ce simplement en honneur a certaines personne ?

R. : Comme sur notre bonne vieille Terre, la Lune possède des monts (issus d'éruptions volcaniques et de mouvements lors de sa naissance. Les plus hauts sont les monts Leibnitz, près du pôle sud de la Lune, estimés à une hauteur de 8200 mètres. Qui dit monts dit donc également vallées et failles, comme sur Terre.

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Q. : Lors d'un vol orbital, un Américain a vu des choses brillantes dans l'espace. Il les a surnommées des "lucioles". De quoi s'agissait-il ?

R. : le phénomène dénommé "lucioles" a été signalé pour la première fois par l'astronaute John Glenn, au cours de son vol orbital à bord de la capsule Mercury ("Friendship 7") le 20 février 1962 : des milliers de petites particules d'une intense luminosité entouraient son vaisseau à chaque exposition aux rayons du soleil. A cette date, le phénomène n'avait pas été expliqué. Le mystère fut éclairci le 24 mai 1962 pendant le vol orbital de Scott Carpenter à bord de la capsule Mercury "Aurora 7" : alors qu'il se trouvait en orbite, tout à la joie de se trouver "là-haut", il tapa sur la paroi interne de sa capsule qui traversa alors un essaim de lucioles semblables à celles décrites par John Glenn. Plus il martelait la cloison de sa capsule, plus il voyait de lucioles. En faisant pivoter sa capsule, il apporta la preuve que les lucioles étaient en fait un phénomène dû à la vapeur évacuée par le vaisseau (vapeur produite par le corps humain) : quand l'astronaute transpirait et surtout expirait dans la capsule, l'humidité et les gaz produits par son corps étaient éjectés de la capsule et évacués par une purge située dans la paroi. Au moment où cette humidité pénétrait dans l'espace froid fait de vide, elle se solidifiait en particules de givre et de glace. Ces particules s'agitaient autour de la capsule, d'autres s'y collaient avant d'être décollées quand on frappait sur la paroi. Lorsque les rayons solaires étaient sous un angle favorable (au lever et au coucher du soleil), ces particules devenaient alors les fameuses "lucioles".

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Q. : J'aimerais savoir avec le plus de précision possible la date et l'heure à laquelle Gene Kranz a lancé son fameux 'Failure is not an option'. Quel était le titre officiel du poste qu'il occupait alors?

R. : Si tant est que cette phrase ait vraiment existé, il l'aura vraisemblablement lancé le 13 avril 1970, peu de temps après l'explosion à bord d'Apollo 13, et lors de la première réunion qu'il a eu avec les contrôleurs de son équipe (cette réunion aurait eu lieu entre 9 h 38 et 11 h 13, heure de Houston, selon A. Chaikin, dans son livre "A man on the moon"). Pendant le vol d'Apollo 13, Gene Kranz était directeur de vol principal, équipe blanche. Chaque équipe de contrôleurs à Houston, avec un directeur à sa tête, était de permanence pendant huit heures avant d'être relayée. Il y avait donc 4 équipes par jour, nommée équipe blanche, bordeaux, or et noire. Tout de suite après l'explosion à bord d'Apollo 13, Gene Kranz a retiré son équipe de la rotation normale pour la faire "plancher" exclusivement sur toutes les possibilités de sauvetage de l'équipage. A cette occasion, il avait rebaptisé son team "l'équipe du Tigre".


Pour toute question sur les missions Apollo :
Programme.Apollo@wanadoo.fr
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